C’était le 8 avril 2013. Aidée d’une amie, je faisais ma déclaration d’auto-entrepreneur.

Il y a un peu moins d’un an, je faisais le bilan de ma première année : liberté, variété des sujets, joie de l’administration, auto-motivation !

Cette deuxième année en freelance m’a apporté son lot de choses positives et de choses un peu moins drôles.

freelance 2 ans

2 ans de freelance en vrac

  • La solitude ne me pèse absolument pas

Je crois que je fais plus de choses en dehors du travail depuis que je suis freelance. J’ai repris le sport avec la découverte de la Pôle Dance, je retourne courir, je sors plus avec mes amis et je bouge plus pendant les week-ends. Tous ces trucs qu’il fallait faire après le travail, quand j’avais juste envie de zoner dans mon canapé ! Maintenant que je suis toute la journée chez moi, c’est l’inverse, il faut que je sorte !

  • L’administration, on en apprend tous les jours !

Pendant ma première année de freelance, tout marchait plutôt bien et je ne m’étais pas vraiment souciée de mes obligations légales / administratives. Une chose qui a un peu changé puisque cette année, j’ai dû passer à la RAM. Un parcours du combattant qui a duré quelques mois mais dont je suis ressortie fière de moi. J’ai également appris des tonnes de choses sur l’administratif, et notamment qu’il me fallait désormais un compte bancaire professionnel dédié dont je n’ai pas vraiment besoin.

  • Je suis devenue la reine de l’organisation

Cette année, mon activité a bien évolué et de septembre à mars, je n’ai quasiment pas arrêté ! A force de jongler entre les clients et les projets, je suis devenue une référence en matière d’organisation ! Et cette multitude de tâches et de problématiques à gérer, je me rends compte que c’est vraiment ça qui me plaît, quitte à y laisser quelques soirées ou week-ends.

  • Les vacances ne me manquent pas trop

En deux ans, j’ai pris seulement 3 vrais jours de vacances. J’ai toujours dit que le temps libre était très important pour moi et je pensais littéralement craquer sans vraie coupure d’une semaine ou deux pendant l’année. Et pourtant ! Cette absence de vacances est une contrepartie bien légère face à la liberté que j’ai gagnée en freelance. Au final, du temps libre, j’en ai quasiment quand je veux !

  • La gestion des périodes creuses

Pendant ma première année de freelance, j’avais encore l’aide de l’état (oui, le chômage) pour compenser mes périodes creuses. Au bout de deux ans, évidemment, c’est fini et je dois désormais faire face seule au désœuvrement qui me guette à certaines périodes. En termes d’organisation, c’est vraiment hyper formateur. Dans ces moments là, je prospecte mais pas que ! C’est l’occasion de refaire un peu mon site, d’écrire des articles de blog, de réactiver mon réseau. Je ne m’ennuie jamais !

Ça passe ou ça casse

2 ans c’est bien assez long pour tester la viabilité d’un projet et même si je ne suis pas complètement rassurée sur la mienne, je pense avoir prouvé que je peux vivre de mon activité, avec de très bons mois et d’autres qui le sont un peu moins.

Chose que je prends plutôt positivement : je n’ai pas eu besoin de faire de prospection cette année pour avoir un carnet de commande plutôt rempli ! La période qui arrive s’annonce un peu plus difficile mais je pense désormais avoir toutes les clés en main pour aller chercher de nouveaux clients sereinement.

Je me pose déjà la question de mon évolution professionnelle. Monter une structure ? Je ne suis pas sûre que cela soit fait pour moi. Retourner en entreprise ? Il faudrait vraiment que le poste me plaise. La question reste ouverte mais pour moi, l’auto-entrepreneuriat n’a jamais été une fin en soi. Affaire à suivre donc !