prospection freelance

Bientôt trois ans de freelance et je crois que je n’ai jamais prospecté au sens pur et dur du terme. Pourtant, je vis de mon travail et je n’ai pas tellement de difficultés à trouver de nouveaux clients.

Peut-être que j’ai de la chance, peut-être… Mais je crois surtout que j’ai réussi à dépasser mes blocages initiaux pour aller rencontrer de nouveaux futurs clients.

Première étape : la peur de me vendre

Quand j’ai quitté mon job bien payé, sécurisé, avec les congés payés, je n’avais quasiment pas de clients, et quasiment pas de revenus ! Mon premier client, c’est d’ailleurs Mlle Paul qui me l’a présenté pour m’aider à quitter ce travail qui me tuait à petit feu.

Ma confiance en moi était à un niveau plutôt faible et la prospection me paraissait être un obstacle insurmontable. Je n’osais même pas répondre aux appels à projets qui me plaisaient. Je trouvais toujours qu’il y avait quelqu’un de plus qualifié que moi, qui avait plus d’expérience, plus de bagout, bref qui saurait mieux se vendre que moi.

Mon manque d’expérience ne m’aidait pas vraiment non plus et j’avais également du mal à savoir combien je devais deviser mes prestations. Il m’arrivait très fréquemment de me sous-évaluer dans l’espoir de faire plaisir à mon client, grave erreur !

Deuxième étape : la prise de conscience

Après mon premier client, c’est surtout le bouche-à-oreilles et d’autres ami(e)s freelance qui m’ont mis en relation avec d’autres personnes. Toujours pas de quoi refaire mon monde, mais de quoi payer mon loyer !

Je crois que c’est au bout d’un an et demi que j’ai commencé à voir les choses différemment : et si je n’avais rien à vendre, mais quelque chose à proposer ? Et si au lieu de penser tarif et prestations, je pensais service rendu ? Et si perdre un appel à projet, au final, c’était bien moins grave que de ne pas le tenter ?

C’est cette vision des choses qui a totalement changé mon approche de la prospection.

Troisième étape : la prospection grâce au réseautage

Aujourd’hui, je n’ai plus rien à vendre mais je rencontre souvent des personnes pour lesquelles mon expertise et mon savoir-faire seraient profitables. Je n’hésite plus à prendre contact avec elles lorsque je les croise, souvent au détour d’un tweet. Il s’agit alors de savoir si je peux les aider et si la manière dont je propose mon aide leur convient. Si oui, mon temps est rémunéré. Si non, je leur souhaite de trouver le prestataire qui leur faut. Une vision beaucoup plus apaisée de la prospection et de la relation que j’ai avec mes clients.

Au final, le temps que je prenne conscience de tout ça et que je crée mon propre chemin, je n’ai jamais vraiment prospecté. Créer un fichier client, envoyer des mails, faire des relances, je ne connais pas ! En revanche, je rencontre beaucoup plus de personnes qu’à mes débuts, le plus souvent sur recommandation ou grâce au réseautage. Nous discutons alors des projets que nous pouvons avoir en communs. Projets qui me plaisent ou non, qui se concrétisent ou non !