life is strange heroine max caulfield

Ok, Life is Strange est sorti entre janvier et octobre 2015 et je suis légèrement en retard. D’autant plus que ce n’est pas comme si TOUT LE MONDE avait salué sa sortie.

Mais quand même, c’est un peu la surprise de l’année (2016 donc) pour moi. J’ai acheté le jeu en profitant des soldes steam, parce que mes week-ends étaient plutôt vides et qu’appeler ses copains pour aller boire un verre c’est surfait.

D’habitude, je déteste les jeux où l’on est interrompu toutes les cinq minutes par une pseudo-cinématique, c’est d’ailleurs ce qui me soule le plus dans les nouveaux Tomb Raider. Je déteste aussi les dialogues interminables entre les personnages, je suis le genre à ne jamais comprendre l’histoire des RPG parce que je ne lis pas ce qu’on me dit, et à ne pas y jouer donc.

Life is Strange, c’est une interruption tous les trois clics, pour papoter avec sa best friend, le proviseur, cet inconnu croisé dans la rue, etc. Le ratio temps joué / temps passé à mater doit bien être de 30/70%. Un jeu qui a tout pour me déplaire. Ma première impression a d’ailleurs été plutôt négative et j’ai commencé par y jouer par tranches de 5 minutes.

A la fin de l’épisode 1, j’ai finalement été prise par l’histoire. Pour résumer, on incarne Max, une étudiante en photographie qui découvre un jour lambda qu’elle peut remonter le temps sur de courtes périodes. A partir de là, on peut revenir en arrière pour modifier ses choix.

life is strange voyage temps

Remonter dans le temps, un truc à te faire saigner du nez

Et c’est là l’intérêt du jeu : faire des choix. Au début, ils sont plutôt sans danger : arroser ou pas sa plante, flatter ton compagnon de fac sur ses pompes ou sur sa nouvelle casquette. Puis les choses se corsent. Pour tout vous dire, j’ai lu avec un petit sourire au bord des lèvres l’avertissement au début du jeu qui dit un truc du style « si vous êtes dérangé par le contenu de Life Is Strange, vous pouvez vous rendre à tel adresse pour en parler ». Quand j’ai commencé l’épisode 5, je comprenais clairement pourquoi cette mention était là.

Parce que Life Is Strange m’a happé, littéralement. Je suis entrée dans l’histoire, dans les personnages, jusqu’à ne plus être lassée par les dialogues interminables. Jusqu’à devenir contemplative pendant les cinématiques. Jusqu’à me laisser bercer par la BO qui me donnait un moment de répit. Jusqu’à être émue aux larmes, ce qui ne m’était jamais arrivé en jouant. Au fil des épisodes, si je prenais une pause, c’était plus pour respirer un coup que par lassitude.

Bref, si vous avez fait comme moi, que vous êtes complètement passé à côté de cet ovni narratif, de cette histoire complètement fucked up et de la jolie musique du jeu, allez-y, foncez tête baissée et ne vous retournez pas ! 😉