« Ca va te changer » « Tu ne verras plus la vie de la même façon » « Tu seras quelqu’un de différent »… Autant de phrases que j’ai entendues ou lues quelque fois avant de partir en tour du monde. Je n’y croyais déjà pas des masses. Et en revenant, je suis plutôt restée la même.

Pas de changement de cap drastique, pas de révélation sur ma personnalité ou le sens de ma vie. Mais quand même, quelques trucs dont je ne me pensais pas capable ou que j’appréhendais et qui se sont finalement très bien passés. Je vous raconte tout ça.

 

Dépasser ma peur de l’avion quasiment complètement

J’ai peur de l’avion et plutôt pas mal. Quand je suis partie en Islande en 2013, je pleurais en montant dedans, persuadée que j’allais mourir. Et pour aller en Suède en 2016, on aurait pu remplir une bouteille d’eau en récoltant la sueur de mes mains.

peur de l'avion et tour du monde

Forcément, la bonne dizaine de vol de prévu pendant le tour du monde, certains de plus de 10h, me donnaient des sueurs froides. Mais devinez quoi ? Plus je prends l’avion, moins j’ai peur ! Et au bout de quelques passages à l’aéroport, j’étais déjà beaucoup plus relax. A tel point que les 24h de vols retour ont été une vraie promenade de santé (Covid excepté) !

 

Dormir bien, partout, et surtout seule au milieu de nulle part

Ceux qui me connaissent savent que je suis une stressée du sommeil. Je suis sensible au bruit, à la lumière, au stress et surtout, j’aime me sentir hyper en sécurité quand je dors ! Une condition assez compliquée à remplir quand on change de lit tous les trois jours (et parfois toutes les nuits).

Mais grosse curiosité, je me suis mise à très bien dormir dès le début de notre voyage en Chine et malgré le bruit constant qu’aime faire les chinois. On ne s’est jamais senti vraiment en insécurité pendant notre voyage mais même à Manille ou Cebu dans des hôtels partiellement douteux, le sommeil a été au rendez-vous. Idem en Australie, où dormir au milieu de nulle part, sans présence humaine à des kilomètres à la ronde ne m’a jamais effrayé. Un miracle !

voyager van australie ou dormir

 

Ne pas me doucher pendant plusieurs jours d’affilés

C’est vraiment la chose à laquelle je ne m’attendais pas ! La facilité avec laquelle je suis passée de une voir deux ou trois douches par jour, à une douche tous les deux ou trois jours. Ce n’est pas arrivé tout de suite, mais en Australie puisque vivant la van life à fond, nous ne nous arrêtions que tous les trois jours dans des campings pour recharger les batteries.

Au début, j’essayais de trouver au moins une douche de plage pour me rincer et me savonner un peu. Puis, nous sommes arrivés au bout du monde aka Cape Range National Park et il n’y avait tout simplement pas d’eau douce. Nous avons donc passé deux jours à faire du snorkeling sur la petite barrière de corail sans pouvoir nous laver, ni même nous rincer les cheveux et… ça passe ! A la fin de notre van trip en Nouvelle-Zélande, se doucher une fois en trois jours était devenu la norme.

ou se doucher road trip van

Me faire vacciner dans un hôpital philippin

Alors celle-là je ne m’y attendais pas et je m’en serais bien passé ! Suite à un contact un peu trop rapproché avec un chien sur Siquijor, j’ai complètement flippé (hypocondriaque bonjour). Et j’ai commencé le protocole de vaccination contre la rage à Cebu.

Et même si j’y ai été extrêmement bien reçu par un très gentil médecin, ça m’a plutôt passé l’envie de réitérer l’expérience. Notre système et notre couverture de santé sont vraiment très performants, sachez-le !

 

Etre si heureuse de n’avoir à répondre qu’à des besoins simples, basiques

C’est un peu étrange puisqu’en tour du monde, on ne fait que dépenser. On ne gagne pas d’argent. Et ça m’a finalement libéré d’une contrainte énoooooorme. Fini le stress de savoir si l’on gagne assez pour payer son loyer ou financer ses rêves, c’est fait !

Tout ce qu’il nous reste à faire, c’est de répondre à nos besoins primaires : où dormir, où manger, où aller, que faire sur le trajet ?

On est super loin des préoccupations plus complexes du quotidien (ai-je besoin d’une télé 4K ou d’un nouveau robot de cuisine pour faire de plus petites rondelles de courgettes ?) ou du travail et ça fait un bien fou !

gestion argent tour du monde

Certes des fois on est perdu, on se réfugie au Mc Do parce qu’on ne sait pas où manger et on n’arrive pas à savoir dans quel bus on est monté. Mais je crois que notre cerveau aime juste répondre à ces questions simples qui ont été un peu évincées de nos vies.

 

Bonus : remanger de la viande en tour du monde

C’est une chose dont je ne suis pas hyper fière et je ne pensais pas que ça arriverait. Mais c’est arrivé. Après des années de végétarisme à tendance vegan, j’ai remangé de la viande et du poisson pendant le tour du monde. Personne n’est parfait et moi non plus !

Ça a commencé en Chine, quand le McDo est devenu notre refuge occidental, notre bulle bien connue dans un monde complètement déroutant. Ca s’est poursuivi au Japon parce qu’il n’est pas facile de trouver des menus variés et pas chers dans les konbinis. Puis en Australie et Nouvelle-Zélande, pour des raisons de praticité parce qu’on n’avait pas une cuisine tout équipé à disposition. Et aussi pour des raisons économiques, les substituts coûtants très très cher et le houmous se conservant très mal sans frigo.

Bref, j’ai fait du mieux que je pouvais avec les contraintes que j’avais. Et en reposant le pied en France, j’ai évidemment repris mon régime sans viande !